Il est toujours difficile de se raconter.

 


Pour découvrir qui nous sommes je vous propose de lire l’article paru dans l’ECHO du PLATEAU en 2007 sous la plume de Pierre-Paul STRUYE

Après avoir parcouru le monde dans son activité professionnelle, le retraité Alain DEFFOIS, ancien informaticien, a remonté la trace de ses ancêtres, et, de fil en aiguille, s’est retrouvé cousin de tout le village de Brénod, et bien au-delà. Il met son gigantesque travail de généalogie au service de tous sur le site de – Brénod Découvertes.

Les yeux brillants, le regard curieux, le verbe posé, la diction claire, Alain Deffois se partage entre Lyon et Brénod depuis sa retraite.
Il a des racines à Brénod où il réside dans la maison (datée de 1791) de son grand-père maternel MATHIEU né à Brénod en 1875, qui s’est établi en Algérie, où lui-même est né en 1943. Il aurait pu se contenter de ces brèves données familiales, mais sa fille née à Paris, intriguée par cette maison familiale de Brénod et le cousinage avec les MATHIEU et les CARRIER, souhaitait en savoir plus sur son ascendance et ses liens de parenté dans le village.

Le curé de Brénod (vers 1991) permet à sa fille de consulter les registres paroissiaux anciens qu’il détenait encore. Alain l’aide à constituer un arbre généalogique et s’intéresse immédiatement à ce travail de bénédictin. C’est un véritable jeu de piste… Il recopie manuellement toutes les données trouvées dans les registres sur des bouts de papier.
Les registres remontaient bien avant la révolution, et Alain Deffois est impressionné par ces documents chargés d’histoire, par les écritures anciennes et il se prend au jeu.

Alain Deffois est encore en activité professionnelle, ce qui ne lui permet pas de consacrer beaucoup de temps à ces recherches.
Lorsque l’on débute, on ne s’intéresse qu’à son ascendance directe dit-il. Avec sa fille il cherche dans les archives familiales : livrets de famille, souvenirs des parents et des grands-parents. Il ne s’intéresse qu’à la branche masculine (agnatique, parent par les mâles) celle des MATHIEU négligeant les branches féminines (Cognatique parent par le sang) à chaque mariage.

Ainsi il découvre que son arrière-grand-mère était une CARRIER, l’une de ses bisaïeules une TOURNERY, une autre une MARESTAN, l’une de ses trisaïeules une SAVARIN …, puis une RICHEROT et ainsi de suite tous ces patronymes que l’on rencontre à Brénod.

Suit alors une période de dormance, pendant laquelle sa fille suit des études de médecine tandis qu’il poursuit sa carrière professionnelle qui l’emmène dans divers coins du monde. La naissance de sa première petite fille, il y a quatre ans, relance son intérêt pour la généalogie. Le moment est opportun, puisqu’il cesse ses activités professionnelles et dispose donc de temps qui lui avait fait défaut auparavant.

La passion de la recherche et de l’histoire l’ont envahi et il se lance à fond dans les recherches. Il hante les mairies du canton jonglant avec les jours et les heures d’ouverture, pour y consulter les registres d’état-civil : les actes de naissance, de mariage et de décès, à commencer par les registres de Brénod.
De fil en aiguille, il en arrive aux villages et hameaux voisins : Corcelles, Férrières, Cléon, Le Jalinard, Outriaz, Lantenay, Chevillard, Champdor, le Petit Abergement, le Grand Abergement, Hotonnes … Heureusement, il a maintenant à sa disposition l’informatique et la photo numérique. Des logiciels de généalogie lui permettent de bien structurer la démarche et notamment de corriger facilement (On peut confondre un Richerot Demoux avec un Richerot Malivertis.

La généalogie est un puits d’énigmes dit-il. Les registres sont la source maîtresse, avec une restriction : la consultation des archives publiques n’est permise que pour les archives de plus de cent ans ce qui ne permet pas de trouver les cousins proches dispersés à travers le monde.

Le maire de Brénod, François Pesenti, lui a permis de photographier les registres qu’il a pu alors transférer sur son ordinateur, où il a tout le loisir de les dépouiller complètement. Il retrouve de plus en plus de parents au fur et à mesure qu’il remonte les générations. Il s’intéresse aux professions, avec de vieux métiers qui ont disparu. Il apprend ainsi qu’Etienne MATHIEU tailleur d’habits est venu s’installer à Brénod venant du Petit Abergement juste après la révolution.

Le maire de Brénod souhaite éviter la dégradation des registres anciens, car l’engouement pour la généalogie allait faire consulter et manipuler tous ces documents, trésors de notre patrimoine, par beaucoup de gens, les uns soigneux et attentifs, d’autres beaucoup moins !
En numérisant et en stockant ces registres sur informatique, Alain Deffois, a pu résoudre le problème de la conservation des documents en mettant à disposition de tous les photos sans devoir manipuler les registres.
Comme nous avons deux parents, quatre grands-parents, huit arrières-grands-parents, seize, trente deux… etc., dix générations plus tard on arrive à mille vingt quatre couples soit à découvrir deux mille quarante huit individus pour l’ascendance directe de chacun d’entre nous. Cela réclame de la patience et de la tenacité pour conduire les recherches.

Alain Deffois propose à l’association « Brénod Découvertes » (animée alors par Jean-Philippe Verles) de mettre gratuitement à disposition de toutes les personnes intéressées, le fruit de ses recherches.
Il y a ainsi maintenant sur le site www.brenod.com une rubrique «généalogie» dans laquelle Alain Deffois a introduit une volumineuse base de données de sept cent mille actes.

Ce travail a été réalisé en deux ans et demi, en numérisant les registres de toutes les mairies aux alentours de Brénod, à raison de deux mille photos par séance, qu’il transfère sur son ordinateur, trie, nomme, classe…

Pour dépouiller toutes ces photos, Alain Deffois fait appel à une centaine d’autres passionnés de généalogie (qu’il a recrutés sur Internet à travers toute la France), qui se retrouveront vite être des cousins. Cette équipe est constituée de personnes disponibles, compétentes et motivées qui travaillent librement avec le souci d’aider. Certains textes étaient écrits en latin, et l’écriture est très variable aussi c’est le domaine d’un tout petit nombre de spécialistes dont le concours est précieux. Les données ainsi dépouillées sont intégrées par Alain dans sa grande base de données où chacun peut trouver les personnes qu’il recherche et constituer sans généalogie sans déplacement.

Dans ces fiches, Alain a soin de marquer la source où l’information a été trouvée : c’est la traçabilité. Il peut ainsi fournir la photo de l’acte qui intéresse le généalogiste, qui aura alors tout loisir pour détailler le contenu de chaque acte et en contester éventuellement la transcription.

Dans le monde de la généalogie cohabitent avec plus ou moins de « tension » deux conceptions, celle du partage et de l’échange gratuit et celle de l’accès payant à l’information.
Pour sa part il a fait résolument le choix du partage gratuit chacun étant à la fois preneur et donneur d’informations.

La généalogie personnelle d’Alain compte aujourd’hui vingt-cinq mille individus, remontant jusqu’à Christophe Colomb, 1490. Il se trouve cousin avec tout le village.

Après vint le temps de CousAin.

En juin 2009 je réunissais une vingtaine de passionnés à l’Auberge de la Chapelle de Retord et l’association « CousAin » prenait son envol avec la création d’un site autonome du même nom.

A partir de 2014 le site artisanal « CousAin » montrait quelques limites S’engageait alors un long processus qui nous a conduit à la réalisation du site « lescousains » dont la mise en service doit avoir lieu en janvier 2018.

Ce site réalisé sur la base de produits « standard » du marché, de la création de site web, doit nous garantir de pérenniser nos travaux et notre projet et de permettre de suivre les évolutions des techniques sans remise en cause majeur.

Nos besoins

Nous aurions besoin d’assurer notre succession.
Si un passionné « jeune » veut s’investir dans le projet, il sera le bienvenu et après une expérience comme « secrétaire général » à mes côtés nous pourrions franchir une étape supplémentaire pour la préservation de notre patrimoine en confiant à cette personne la mission de poursuivre le projet

D’autre part un ou deux techniciens seraient les bienvenus pour poursuivre les développements du site. Utilisez le lien « contacter le président » de la page contact du site.

Et bien sûr tous les bénévoles qui s’impliqueraient dans les travaux de dépouillement (travaux oh ! combien indispensables) sont également invités à nous rejoindre.

Merci et bienvenue à toutes celles et ceux qui nous ont rejoints dont vous trouverez les noms dans le livre d’or.